Historique du domaine de Miserai:
     

Accueil

 

Gîtes

 

Evénementiel

 

Activités

 

Vidéo

 

Tourisme

 

Disponibilité

 

Contact

 

Tarifs

 

Carte

 

 

     

 

 

 

Histoire    La chasse    Libération    Historique     Frederic Levesque     Dame Blanche

 

Par Eric Leys propriétaire du domaine de Brotz

en collaboration avec Dominique Levesque propriétaire de Miserai

L’histoire de Miserai est étroitement liée a celle du domaine de Brotz, la propriété voisine. En effet, jusqu'à la fin du XVIIIème siècle, le domaine actuel de Miserai faisait partie de Brotz, une paroisse relevant du Diocèse de Chartres, supprimée en 1792 au moment de la révolution Française. Brotz devint alors une commune jusqu’en 1812 date de sa réunion à L’Home Chamondot.

La paroisse, puis la commune de Brotz comportait le château dont l’origine remonte au XIVème siècle, l’église, le colombier seigneurial et les communs du château. Cette seigneurie comprenait en outre plusieurs fermes dont Miserai, des bois, terres et étangs, un moulin à eau et plusieurs métairies aux alentours.

A Brotz, on peut voir le château plusieurs fois rebâti et agrandi au cours des âges avec une grosse tour ronde, partie la plus ancienne qui fait face a la vallée, l’église désaffectée dédiée à la Sainte Vierge devenue chapelle seigneuriale et le remarquable colombier en briques de forme octogonale.

Le premier seigneur connu est Jehan Le Picart, alias de Huval, seigneur de Brotz en 1413.

En 1450, sa fille Jeanne de Huval dite La Picarde épouse Guillaume Le Boulleur, échevin d’Alençon qui venait d’être anobli en 1449 par le Roi à la demande du Duc d’Alençon pour l’avoir fait pénétrer en cette ville afin d’en chasser les anglais.

Dix générations des Le Boulleur se sont succédées à Brotz. Le dernier des Le Boulleur de Brotz: Jean René Joseph Le Boulleur, chevalier, comte de Brotz seigneur dudit lieu, né en 1714 acquit la charge de maitre des Eaux et Forets du Comté du Perche. A sa mort en 1774; sa succession présentait un passif considérable, le château était décrit dans un inventaire comme étant dans un total abandon. Cependant sa veuve Madame de Brotz née Anne Catherine Nicole du Plessis qui était séparée de son mari et vivait à Chartres put sauver le domaine en sa qualité de créancière privilégiée.

Monsieur et Madame de Brotz eurent cinq enfants dont trois moururent en bas âge.

Madame de Brotz mourut à Chartres en 1788 et laissait donc deux filles: Madame de Monhoudou née en 1736 Marguerite-Antoinette-Angelique Le Boulleur et Madame de Carpentin née en 1738 Elisabeth-Jeanne-Charlotte Le Boulleur. La première hérita du château de Brotz avec une partie de la propriété et la seconde hérita de Miserai avec l’autre partie, y compris le moulin de Brotz formant ainsi le domaine actuel de Miserai.

Veuve en 1784, Madame de Carpentin après une période de péripéties pendant la révolution, émigrée malgré elle en Angleterre repassa rapidement en France et vécue cachée a Rouen.

C’est en cette ville, le 28 Thermidor de l’an 13 (16 aout 1805) par devant Maitre Delabarre, notaire qu’elle vendit Miserai pour la somme de vingt deux mille cinq cent Francs à Messieurs Aimable Sanson et François-Auguste Caillé, marchands de soie à Dreux. Madame de Carpentin mourut à Rouen en 1825 sans postérité.

Il est intéressant de noter que M. Aimable Sanson était le fils de Charles-Henri Sanson (1739 - 1806), le bourreau royal de France pendant le règne du Roi Louis XVI et Haut bourreau de la Première République française. Charles Henri Sanson a administré la peine capitale dans la ville de Paris pendant plus de quarante ans, et de sa propre main a exécuté près de 3.000 personnes, y compris le roi lui-même.

Monsieur Aimable Sanson, décédé à Paris le 2 Septembre 1847 laissa trois héritiers dont sa fille Geneviève-Eugénie Sanson épouse de Monsieur Felix Boudet de Dramard né le 22 Mai 1806.

C’est donc sa fille Geneviève-Eugénie Boudet de Dramard qui avec son mari devinrent les maitres de Miserai en 1847.

Monsieur Felix Boudet de Dramard, pharmacien éminent fut membre de l’Académie Impériale de Médecine et on trouve dans les archives un bon nombre de documents qui attestent de sa gestion du domaine de Miserai. Il transforma la maison de maitre en château avec la construction de la tour, la cuisine et l’aile qui abrite aujourd’hui la grande salle à manger. Il construisit également la dépendance située à quelques mètres du château.

Vous pouvez contempler ici un projet de construction daté d'Avril 1863 qui heureusement n'a pas vu le jour.

Le corps de ferme, le moulin ainsi que la partie ancienne du château date donc du XVIIème siècle, la dépendance et les agrandissements du château sont du XIXème.

Un document relatant la comparution des héritiers de Monsieur Felix Boudet de Dramard décédé en 1878 nous apprend qu’il laissait Miserai a ses deux enfants Pierre-Eugene et Henri-Aimable.

Pierre-Eugene et Henri-Aimable mettèrent le domaine en vente en 1928 chez le notaire de St Maurice les Charencey. Monsieur Judicaël Levesque, lors d’un voyage entre sa ferme de Marcouville dans l’Eure et Pont Foret, la propriété de ses beaux parents en Bretagne passait par St Maurice. Il remarqua ce beau domaine forestier présenté à la vente et s’en porta acquéreur.

Aujourd'hui, la 3eme génération de la famille Levesque maintient la continuité du domaine dans le respect de cet héritage.  

 

 

Histoire    La chasse    Libération    Historique     Frederic Levesque     Dame Blanche